Le journal d’Elly
Mode d’emploi précis pour souscrire un contrat d’électricité professionnel

Spécificités du marché de l’électricité pour les professionnels
Répartition indicative d’une facture d’électricité professionnelle (%)
Fourniture énergie
45 %
TURPE
25 %
Taxes et accises
30 %
Le marché de l’électricité pour les professionnels a connu plusieurs évolutions majeures ces dernières années. Depuis le 1er janvier 2021, la plupart des entreprises de plus de 10 salariés ou dépassant 2 millions d’euros de chiffre d’affaires ne peuvent plus bénéficier des tarifs réglementés de vente (TRV), conformément à la loi Energie-Climat (loi n° 2019-1147; ministère de la Transition écologique). Elles doivent désormais contractualiser une offre dite « de marché » auprès d’un fournisseur d’électricité.
Le contrat est obligatoirement rattaché à un point de livraison (PDL) identifié par un numéro à 14 chiffres délivré par Enedis (gestionnaire du réseau de distribution). Les offres varient selon la puissance souscrite : – Puissance <= 36 kVA (ex : boutiques, petits bureaux) – Puissance > 36 kVA (industrie, entrepôts, surfaces commerciales importantes)
La Commission de régulation de l’énergie (CRE) supervise l’ouverture des marchés et publie régulièrement des référentiels de prix et d’indexation.
Les étapes et documents requis pour souscrire
Signature contrat électricité
La souscription d’un contrat d’électricité professionnel s’articule autour de plusieurs étapes obligatoires :
1. Analyse du besoin : Consommation annuelle en kWh, puissance souscrite nécessaire, nombre et typologie des sites (multi-sites). 2. Identification du PDL : Numéro à 14 chiffres pour chaque site concerné (Enedis ou GRDF pour le gaz). 3. Comparaison des offres de marché : Selon le profil de consommation, il existe des offres à prix fixes, indexés ou révisables. 4. Constitution du dossier : Pièces usuelles demandées : extrait Kbis, RIB, identité du gestionnaire/dirigeant, acte de propriété ou bail, bilan énergétique/dernières factures. 5. Souscription et activation : Envoi et signature du contrat, notification du changement à l’opérateur réseau (délai standard de 5 jours ouvrés si pas de travaux requis).
Le prestataire peut également proposer un mandat pour gestion déléguée, simplifiant les démarches administratives et la résiliation de l’ancien contrat.
Principaux types d’offres et leviers d’optimisation
Les offres du marché professionnel se distinguent par leur mode de tarification et d’indexation :
| Type d’offre | Prix du kWh | Mode d’évolution | Points d’attention |
|---|---|---|---|
| Prix fixe | Stable pendant 1-4 ans | Fixé à la signature | Protection contre les hausses, moins de souplesse |
| Prix indexé | Variable | Suit un indice de marché | Avantage en baisse, risque de hausse rapide |
| Offres vertes | Variable ou fixe | Circuit vert (garantie d’origine) | Impact environnemental, souvent légèrement plus cher |
Pour la plupart des PME, le prix moyen du kWh en 2024 pour une offre de marché classique se situe entre 0,15 € et 0,22 € TTC (valeur indic. hors TURPE, taxes et accises). Ces valeurs peuvent fortement évoluer : toujours demander une offre personnalisée à l’instant de la souscription. Le TURPE (Tarif d’Utilisation du Réseau Public d’Électricité), révisé périodiquement par la CRE, s’ajoute à chaque facture.
Exemple concret : souscrire pour une PME de 20 salariés
Prenons l’exemple d’une PME tertiaire de 20 salariés, consommant 60 000 kWh/an, nécessitant une puissance souscrite de 36 kVA. Elle ne peut plus bénéficier des TRV (voir supra) et s’oriente donc vers une offre de marché : – Estimation annuelle de fourniture : 60 000 x 0,18 € = 10 800 € TTC/an (hors TURPE, taxes variables) – TURPE en 2024 : environ 30 à 38 €/kVA/an pour cette plage de puissance, soit 1 080 à 1 368 €/an (à vérifier pour chaque profil) – Accises et taxes (CSPE, TCFE, TVA…) : représentent en moyenne 30 à 35 % de la facture globale (source : CRE)
Un accompagnement par un courtier professionnel permet d’optimiser la puissance souscrite, d’accéder à des grilles professionnelles négociées et parfois d’anticiper les évolutions réglementaires (ex. obligations énergétiques, suivi via OPERAT si le bâtiment dépasse 1 000 m²).
À retenir
- Depuis 2021, la majorité des entreprises doivent souscrire des contrats d’électricité sur le marché et ne peuvent plus accéder aux tarifs réglementés hors rares exceptions.
- Le prix du kWh professionnel varie selon la puissance et l’offre choisie ; le TURPE représente une part fixe incompressible, révisée par la CRE.
- Un comparatif approfondi et l’accompagnement d’un courtier facilitent la maîtrise des coûts et des obligations.
Conclusion
Pour sécuriser l’approvisionnement et maîtriser les dépenses énergétiques, le choix du contrat d’électricité professionnel se structure autour de critères réglementaires, techniques et économiques. Elly Énergie propose un accompagnement gratuit et impartial aux TPE/PME pour évaluer, comparer et contractualiser les offres de marché les plus pertinentes pour chaque profil — tout en assurant la conformité et la simplicité des démarches.
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