Le journal d’Elly
Hôtellerie : principaux leviers pour réduire la consommation d’énergie

L’énergie, une dépense stratégique pour l’hôtellerie
Répartition moyenne de la consommation énergétique en hôtellerie (%)
Chauffage/climatisation 50 %
Eau chaude sanitaire 20 %
Production de froid 12 %
Éclairage 8 %
Autres usages 10 %
En France, le secteur de l’hôtellerie est particulièrement exposé aux enjeux de maîtrise de l’énergie : non seulement du fait de la hausse continue des prix (entre 2021 et 2023, le coût moyen du kWh électrique pour professionnels a varié de 0,15 à 0,25 €/kWh HT selon l’ADEME, valeur indicative à vérifier), mais aussi sous l’effet du renforcement de la réglementation.
Pour les établissements dont la surface d’activités tertiaires dépasse 1 000 m², le décret tertiaire (dispositif Éco Énergie Tertiaire issu du décret n° 2019-771 du 23 juillet 2019) impose des réductions progressives : -40 % de consommation d’énergie finale d’ici 2030, -50 % en 2040, -60 % en 2050 (par rapport à une année de référence après 2010). La plateforme OPERAT, pilotée par l’ADEME, centralise le suivi et la déclaration obligatoire de ces consommations.
Ciblage des principaux postes de consommation énergétique
chambre d’hôtel moderne
La structure typique des consommations dans un hôtel est la suivante :
| Poste de consommation | Part approximative | Spécificités |
|---|---|---|
| Chauffage/climatisation | 45 % à 65 % | Fort impact météo |
| Eau chaude sanitaire (ECS) | 15 % à 30 % | Haute saisonnalité |
| Production de froid (cuisine, chambre froide) | 10 % à 15 % | Incompressible |
| Éclairage | 5 % à 10 % | Action rapide possible |
| Autres (ascenseurs, buanderie…) | 5 % à 10 % | Variable |
La gestion du CVC (chauffage, ventilation, climatisation) reste de loin le principal levier, suivie par l’eau chaude sanitaire et l’éclairage. Le passage à des pompes à chaleur, la modulation de température (1 °C d’écart = 7 % sur la facture de chauffage selon l’ADEME), ou encore l’installation de LED permettent des gains rapides.
Levier majeur : rénovation énergétique et valorisation des CEE
Les travaux de rénovation énergétique (isolation, remplacement de chaudière, ventilation performante, mise en place de GTB – Gestion Technique du Bâtiment) sont éligibles aux aides du dispositif des Certificats d’Économies d’Énergie (CEE), géré par la DGEC (ministère de la Transition écologique).
Un exemple : pour le remplacement d’une ancienne chaudière fioul par une pompe à chaleur air/eau dans un hôtel de 40 chambres (surface totale : 1 200 m²), une prime CEE de l’ordre de 12 000 à 25 000 € (ordre de grandeur début 2024, valeur à vérifier selon l’offre et la région) peut être obtenue. À cela peuvent s’ajouter d’autres aides locales ou de l’ADEME.
Les économies d’exploitation peuvent souvent atteindre 25 % à 35 % sur la facture de chauffage – soit, pour un hôtel moyen, entre 8 000 et 15 000 €/an selon les tarifs de l’énergie et l’état initial.
Exemple chiffré : impact d’une rénovation énergétique
Un hôtel indépendant de 50 chambres en région Centre-Val de Loire (1 500 m², chauffage gaz, 50 000 €/an de dépenses énergétiques) : – Isolation complémentaire des combles et changement d’éclairage LED : coût travaux 30 000 €, prime CEE d’environ 8 000 €, retour sur investissement en ~3,5 ans – Gain sur la facture : baisse estimée de 20 % (soit environ 10 000 €/an)
Ces opérations permettent aussi de répondre aux obligations du décret tertiaire pour les hôtels concernés.
À retenir
- Les économies réalisables atteignent généralement 10 % à 30 % avec les bons leviers (CVC, ECS, éclairage…) ; des aides substantielles (CEE) réduisent l’investissement initial.
- Le respect du décret tertiaire est obligatoire pour les hôtels > 1 000 m², avec déclaration annuelle sur OPERAT (ADEME).
- Les prix de l’énergie variant fortement, il est indispensable de vérifier les aides à jour et d’optimiser le contrat auprès d’un spécialiste.
En conclusion
La gestion de l’énergie n’est plus une option mais une nécessité stratégique pour l’hôtellerie, tant pour la compétitivité financière que le respect des obligations réglementaires. Un courtier spécialisé comme Elly Énergie peut accompagner gratuitement dans le diagnostic, la recherche d’aides comme les CEE, et la renégociation des contrats d’électricité ou gaz.
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